Accueil | Course | Le Tour de France
Le Tour de France : types d'étapes et maillots expliqués
Le Tour de France est la plus célèbre des courses cyclistes par étapes. Chaque été, il réunit un peloton de plus de cent cinquante coureurs sur environ trois semaines, entre plaines, contre-la-montre et cols de haute montagne. Pour le suivre sans se perdre, il suffit de comprendre deux choses : comment sont construites les étapes et ce que mesure chacun des maillots. Cette page les présente dans l'ordre où elles interviennent dans la course.
Une course née en 1903
Le Tour a été créé en 1903 par le journal L'Auto et son rédacteur en chef, Henri Desgrange. Il est aujourd'hui organisé par Amaury Sport Organisation, souvent abrégée en ASO. Christian Prudhomme en est le directeur de course depuis 2007. La course se dispute traditionnellement en juillet, et son parcours alterne chaque année entre un sens de rotation horaire et un sens antihoraire autour de la France. Cette alternance donne à chaque édition un visage différent : les mêmes massifs, comme les Alpes ou les Pyrénées, ne se présentent pas dans le même ordre ni sur les mêmes versants, ce qui modifie la stratégie des équipes.
La structure : vingt et une étapes
Le Tour moderne compte vingt et une étapes courues en vingt-trois ou vingt-quatre jours, pour environ trois mille cinq cents kilomètres au total. Entre vingt et vingt-trois équipes de huit coureurs s'alignent au départ, soit entre cent soixante et cent quatre-vingt-quatre coureurs. En divisant la distance totale par le nombre d'étapes, on obtient une longueur moyenne d'environ cent soixante-sept kilomètres par étape, une moyenne qui masque de grands écarts : un contre-la-montre se parcourt en quelques dizaines de kilomètres, alors qu'une étape en ligne peut en compter plus de deux cents. Le Tour demande donc d'enchaîner, jour après jour, des efforts de nature très différente, avec très peu de temps pour récupérer.
Les quatre types d'étapes
Quatre familles d'étapes se succèdent, chacune favorisant un profil de coureur.
| Type d'étape | Profil du parcours | Qui y brille |
|---|---|---|
| Étape de plaine | Terrain plat, peu de dénivelé | Les sprinteurs |
| Étape de moyenne montagne | Côtes et collines, parcours vallonné | Les puncheurs, les échappés |
| Étape de montagne | Cols longs et pentes marquées | Les grimpeurs |
| Contre-la-montre | Coureurs lancés seuls ou par équipe contre le chronomètre | Les rouleurs |
Le contre-la-montre se déroule en individuel ou par équipes. C'est le seul exercice où le coureur ne peut pas profiter de l'abri du peloton, un principe expliqué dans la page sur les disciplines du cyclisme.
Les quatre maillots
Quatre maillots distinguent les leaders de classements différents. Le maillot jaune récompense le classement général, c'est-à-dire le coureur dont le temps cumulé est le plus faible : c'est le vainqueur final. Le maillot vert désigne le classement par points, favorable aux sprinteurs. Le maillot à pois récompense le classement de la montagne, attribué au meilleur grimpeur. Le maillot blanc est réservé au meilleur jeune, un coureur de moins de vingt-six ans.
Le maillot jaune a été introduit en 1919, en remplacement d'un brassard vert plus ancien, et le maillot à pois est apparu en 1975. Chaque maillot porté sur le podium d'une étape est lié à un classement qui ne se gagne pas de la même manière : un coureur peut dominer la montagne sans jamais approcher le jaune.
Une arrivée sur les Champs-Élysées
Depuis 1975, le Tour se termine sur les Champs-Élysées, à Paris. Cette dernière étape est largement protocolaire pour le classement général, et le peloton y roule paisiblement avant un sprint final. Elle clôt le cycle d'une course où les écarts se creusent surtout dans les contre-la-montre et en montagne. La tradition veut que les rivaux ne s'attaquent pas ce jour-là et que les coureurs trinquent parfois à la fin de l'étape, un rituel qui rappelle que la course est aussi une fête populaire, ce qui explique qu'un coureur puisse gagner le Tour sans gagner d'étape.
Comment lire une course par étapes
Suivre le Tour demande de garder en tête trois repères. Le temps cumulé fait le classement général, donc une minute perdue un jour pèse jusqu'à Paris. Les bonifications et les pénalités déplacent parfois quelques secondes. Les équipes organisent leurs efforts autour d'un leader, que des coéquipiers protègent du vent et ravitaillent en eau. Regarder une étape, c'est donc regarder à la fois la course et la gestion collective de chaque équipe. Ces mécanismes, qui valorisent la régularité autant que l'éclat, sont comparés à ceux des classiques dans l'article sur les courses par étapes.
Du suivi sportif aux marchés de paris
Le Tour est l'un des événements les plus proposés dans les offres de paris sportifs, avec des marchés sur le vainqueur final, les étapes et les maillots, présentés dans l'article sur les marchés du cyclisme.
Questions fréquentes
Qui organise le Tour de France ?
La société Amaury Sport Organisation, dont le directeur de course est Christian Prudhomme depuis 2007.
Combien de coureurs composent une équipe ?
Huit coureurs par équipe, pour vingt à vingt-trois équipes au départ, soit environ cent soixante à cent quatre-vingts coureurs.
Pourquoi la dernière étape est-elle appelée une promenade ?
Parce que depuis 1975 elle se termine sur les Champs-Élysées et que le classement général n'y est en pratique plus remis en jeu, la lutte se concentrant sur le sprint final.